Les yeux de sa mère en avant-première

Cette semaine mon article porte sur un film qui va sortir le 23 mars. Alors, vous allez me demander comment je peux vous parler d’un film qui n’est même pas encore sorti en salle… Eh bien, il se trouve que j’ai eu la chance de pouvoir aller à l’avant-première qui a eu lieu aux Champs Elysées la semaine dernière. Bon, passé le premier coup de stress du retard (certains mélis ont pu assister à mon vol plané contre le poteau dans ma course effrénée après le bus… Oui, c’était la dernière fois que je lui courais après en talons…) et du « oulalaaaaah mais on s’habille comment pour une avant-première aux Champs Elysées >_<« , j’ai quand même fini par arriver à bon port entière, et j’ai pu profiter de la soirée.

Au début, on est un peu intimidé par l’ambiance, mais comme ce n’est pas non plus un cocktail, ce n’est pas la mer à boire, et puis bon, le champagne c’est très bon, mais il y a bien un moment où il faut aussi aller voir le film ! Alors nous voilà assis dans la salle, et le producteur débarque avec un micro et qui nous présente les membres de l’équipe venus présenter le film : lui-même, son assistant, le réalisateur, un acteur, rien que ça !

Je n’avais aucune idée de ce dont parlait le film : je n’avais lu aucun article, vu aucune bande-annonce… je savais juste que Catherine Deneuve était la tête d’affiche. J’ai donc découvert intégralement l’histoire au fur et à mesure, et je vais tâcher de vous faire un résumé sans vous dévoiler trop de l’intrigue, je pense que le film en lui-même s’apprécie mieux avec la surprise.

Un écrivain à scandales qui a pour habitude de s’attaquer aux célébrités a choisi sa nouvelle cible : Léna Weber,présentatrice télé depuis 15 ans… extrêmement connue et populaire, au moins autant que sa fille Maria, danseuse étoile. Mathieu, l’écrivain, se penche donc sur la vie de ces deux femmes, sur leur relation quelque peu problématique, en quête de secrets scandaleux à découvrir… et à dénoncer. Il se rapproche donc de l’une, puis de l’autre, qu’il avait déjà rencontrée auparavant, avec la ferme volonté de faire émerger ce qu’on tente désespérément de se cacher dans cette étrange famille.

Bon, allez je suis gentille je vous mets la bande annonce, ne serait-ce que pour que vous puissiez entendre la musique (qui est juste divine) :

Pour commencer, je ne sais même pas s’il y a un mot pour décrire ce que ça m’a fait de voir ce film. J’ai été émue,ou plutôt complètement subjuguée par l’histoire – non, les histoires de tous ces personnages qui sont attachants (ou détestables, au choix), authentiques et vivants. L’histoire elle-même est authentique… en fait, peu de choses dans ce film le feraient passer pour une histoire artificielle. Le film est humble et filmé de façon très pudique, ce qui est extrêmement intéressant puisque c’est une histoire de famille, donc très intime. Ce n’est pas un film triste, c’est le principal commentaire que les médias font au réalisateur Thierry Klifa : c’est vrai, ce n’est pas triste, c’est profondément touchant (oui j’ai pleuré, j’avoue), sans pathos et sans mélo. Sauf peut-être la toute première scène, mais le registre est totalement abandonné par la suite. Mon père a souligné une certaine « finesse de réalisation », et je suis tout à fait d’accord : c’est fin, c’est vraiment très bien filmé, et le montage est très intéressant. Il y a notamment une scène en triptyque dans laquelle on voit les trois membres de la famille, chacun menant son propre combat, et les images se succèdent et s’enchaînent sans accroc en se focalisant tour à tour sur les uns et sur les autres. Et puis la musique, ah la musique c’est une pure merveille…

D’une manière générale, le spectateur appréciera la montée en puissance du film : l’histoire comme les personnages apparaissent sous des angles différents à chaque nouvelle scène, et on s’attend toujours à apprendre quelque chose de nouveau sur l’un des personnages, à découvrir de nouvelles facettes de leur personnalité, à se faire surprendre par un nouveau tournant de l’histoire.

Parlons un peu du casting, maintenant. Que dire ? On ne présente plus Catherine Deneuve, on ne présente plus non plus son talent. Elle a un rôle qui lui correspond assez bien, et elle le joue à la perfection. L’acteur principal, celui qui joue le personnage de Mathieu (l’écrivain), s’appelle Nicolas Duvauchelle, il n’est pas non plus à son premier rôle au cinéma, mais ce n’est pas une aussi grande personnalité que Catherine Deneuve (vous me direz, en même temps, difficile… ) ; il est néanmoins parfait dans son rôle (et il est BEAAAAAU ! hum pardon).Géraldine Pailhas (rôle de Maria), même profil, tout aussi talentueuse. En fait, même les rôles secondaires sont assurés avec talent et naturel (quand même, Marina Fois, Marisa Paredes qui a beaucoup joué avec Almodovar, Gilles Cohen…).

Bon je n’ai pas encore parlé de la découverte de ce casting, à savoir Jean-Baptiste Lafarge. Comment dire… Pour une découverte, c’est une découverte… Ce rôle est parfait pour lui, et il est juste… Waow. Il y a une scène, la scène où le personnage qu’il joue chante pour sa mère. Oui, bon,  vous l’aurez compris, c’est là que je me suis mise à pleurer comme une madeleine. Ou presque. Bref,disons que sa participation au film met très bien son jeu en valeur.

Après la projection, Thierry Klifa et Jean-Baptiste Lafarge ainsi que le producteur sont revenus dans la salle pour répondre aux questions des spectateurs. Ils ont souligné dans leurs remarques un certain parallèle avec Almodovar (mais modéré, selon Thierry Klifa, par le fait que ses personnages sont des gens qu’on croise au quotidien et non des extravagants), et une certaine façon de filmer qui s’attachait beaucoup aux acteurs, à leur façon de jouer. Klifa lui-même a parlé de « famille d’acteurs », et il a souligné à quel point c’était valorisant pour un nouvel acteur de se retrouver intégré à cette famille (eh oui, c’est le premier rôle au cinéma de Jean-Baptiste Lafarge !) et de se retrouver, en tant que réalisateur, à révéler au monde un nouveau talent. C’est vrai que de l’extérieur, l’impression qui s’est dégagé de l’entretien, c’était ce côté familial : famille dans le film, famille d’acteurs, famille sur le tournage…

Voilà, je vous recommande plus que vivement d’aller voir ce film à sa sortie. Sur grand écran, avec les scènes de chorégraphies et la musique, ça vous plonge vraiment dans une ambiance… J’ai été bluffée et hypnotisée. Oui, j’ai pleuré, et oui j’en ai rêvé la nuit… En tout cas, je retournerai sans doute le voir et une chose est sûre : dès la sortie du DVD, je l’achète !

 

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