I drive.

Hey everyone ! 

Ayant été au cinéma hier soir, j’ai pu voir un des films qui a fait le plus se pâmer les critiques ciné depuis sa projection à Cannes : Drive.

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Ce film, comme vous le voyez, a obtenu le prix de la mise en scène à Cannes.

Voici comment on pourrait le résumer :

Un jeune homme parcourt L.A. dans sa voiture, en faisant le chauffeur pour des braqueurs de banque. Sa règle : « donnez moi un lieu, une heure, je vous laisse cinq minutes. Quoiqu’il se passe dans le laps de ces cinq minutes, je suis avec vous. Si vous dépassez les 5 minutes, vous vous débrouillez ». Et avec lui, pas de contretemps. Cascadeur à mi-temps pour des films d’action, employé d’un garage le jour, il a le contrôle sur son volant. Mais que se passe-t-il quand un sociopathe se retrouve embarqué dans une histoire de famille avec une femme, un gamin adorables et un mari ex-taulard qui ne sait plus quoi faire pour échapper à son passé ? 

Typiquement, ce n’est pas un film de divertissement. Enfin, pas dans le sens où je l’entends. C’est un film qui s’apprécie par son aspect original et sensible.

La réalisation est fine, l’esthétique très cohérente. L’atmosphère que crée le réalisateur est unique, entre les passages très violents et noirs, et ceux presque psychologiques dans lesquels on ne cherche qu’à faire passer les émotions des personnages.

Les émotions des personnages, justement parlons-en. N’allez pas voir ce film pour aller voir un film d’action plein de scènes de combat (ou de conduite en l’occurence) bourrées de testostérone. Certains ont été déçus même par ce manque de testostérone bête et méchant (bon j’avoue moi aussi j’ai été prise au dépourvu)… Pourtant, c’est bien un film d’action : la trame est celle d’un thriller, et les réalisateurs se sont bien fait plaisir sur certains passages gores. Mais ce qui fait la différence entre un film d’action linéaire bateau et ce film-là, c’est que les scénaristes et le réalisateur font la part belle aux personnages. Ce ne sont pas des stéréotypes sur pattes qu’on mène à la baguette, ce sont des portraits hauts en couleur et riches en émotions. Evidemment, ces personnages ne seraient rien sans les acteurs qui les incarnent. Ryan Gosling est plus que convaincant en sociopathe aussi expressif que le marbre ; quant à Carey Mulligan, elle est très mignonne et son rôle lui va comme un gant.

Le scénario laissera certains de marbre, en leur faisant simplement dire « c’est bizarre »… C’est vrai, ce n’est pas une trame en ligne droite et rebondissements chronologiques. Le scénario est fait de façon à mettre en valeur non le déroulement des actions, mais l’évolution des personnages. Les plans s’enchaînent parfois chronologiquement et parfois non, de façon à laisser les émotions imprégner les spectateurs. Certes, certains partis-pris scénaristiques sortent carrément de l’ordinaire, mais ils se tiennent et sont cohérents avec l’ensemble de la mise en scène. Et puis, ce sont les partis-pris et les prises de risques qui rendent un film remarquable, avec une vraie patte de réalisation, quand ils sont menés jusqu’au bout. A mon sens, ceux de ce film contribuent largement à tisser autour des personnages cette atmosphère aussi unique, originale.

Ma seule réserve sera à l’égard des quelques scènes gores. La violence et la brutalité font bien partie des sentiments exprimés par le film, néanmoins l’introduction de trop de détails sanglants dans le champ (surtout aux moments où on ne s’y attend pas) fait toute la différence entre le choc émotionnel du spectateur admiratif et le mouvement de recul du spectateur dégoûté. C’est vrai qu’ils font partie du style du réalisateur…

C’est vraiment un film à voir, magnifiquement filmé, réalisé… et puis cette bande-son ! En elle-même déjà excellente, et ce d’autant plus qu’elle est en adéquation avec l’ambiance générale du film, qu’elle participe pleinement à approfondir le décor de l’action.

Sur le coup, les scènes sanglantes m’avaient un peu mis l’estomac à l’envers (je suis une petite nature, que voulez-vous…), mais avec 24h de recul, je ne regrette pas du tout d’y avoir été, et je vous conseille de tenter l’expérience vous même ! Pour apprécier ce film, je pense qu’il faut simplement se laisser surprendre par les procédés utilisés et se laisser submerger par les émotions qui sont transmises au spectateur. Attention, vous en sortirez sous le choc : on est totalement soumis aux images et à l’ambiance émotionnelle qui y règne.

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