Lectures de l’été 2013

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Hello, hello !

Aujourd’hui, comme promis précédemment, petit point sur ce que j’ai pu lire cet été. Oui, car je ne pars jamais en vacances sans ma valise de livres, c’est bien connu ! Je profite toujours du beau temps pour me poser dehors avec un thé et une bonne lecture. Cet été, lors de mon passage en Ardèche, j’ai particulièrement aimé les petits déjeuners sur la terrasse de l’appartement avec mes tartines, ma musique, mon thé, mon bouquin, le soleil sur ma peau et, en arrière-plan, le chant des cigales. Une bonne heure de détente et de déconnexion par jour, toujours la bienvenue. La rentrée rend ce petit rituel difficile à conserver, malheureusement.

Trêve de blablas, voici donc ci-dessous la liste des titres qui ont fait de mon été un passage au paradis…

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 Les extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé / Raphaël Albert (éditions Mnémos)

Une série qui compte pour l’instant deux tomes. Découverte au salon du livre 2012, où l’auteur en personne m’avait présenté sa série, j’ai acheté à mon insu le deuxième tome. J’ai été bien en peine pour trouver le premier par la suite ! Rupture de stock au salon suivant, introuvable en librairie… Jusqu’à ce que je découvre son format poche, un jour que je me baladais chez Gibert Joseph. Autant vous dire que j’ai sauté dessus et que j’ai dévoré l’un et l’autre des volumes des aventures de l’elfe détective privé (oui, oui, un elfe. Point de préjugés, s’il vous plaît, on est bien loin de la blonde de Naheulbeuk : celui-ci est alcoolique, fumeur invétéré et éternel cynique…) . Si vous connaissez un peu ce blog, vous connaissez mon faible pour les séries policières. Il en faut peu pour me séduire, et il a suffi de trois mots pour que je me décide à lire Rue Farfadet : « détective privé » et « steampunk ». Une combinaison inattendue et qui avait tout pour me plaire.

Je n’ai pas été déçue. J’ai lu tranquillement le premier tome avant de dévorer le deuxième. L’idée de base est unique, l’univers parisien reconstitué avec humour, les personnages sont génialement exécrables tous autant qu’ils sont… Et surtout, Raphaël Albert écrit avec une plume sophistiquée qui n’a pas peur des phrases longues, ni du vocabulaire élevé. Le mélange est savoureux, l’histoire passionnante et la fin du second tome est un coup de tonnerre qui vous laisse la tête à l’envers. Je me suis régalée. Je recommande vivement la série à tous ceux qui n’ont pas peur du style élaboré de l’auteur, qui aiment la fantasy contemporaine et qui ont le goût des énigmes policières à tiroirs.

Et maintenant que j’ai fini ces deux tomes…. Eh bien, j’attends la suite. J’espère bien qu’il y en aura une !

Petite mention spéciale aux éditions Mnémos. Leur ligne éditoriale est ambitieuse et ils ne manquent ni de titres intéressants, ni d’auteurs de talent. J’ai découvert tout à fait par hasard que le génial Jean-Luc Marcastel (vous savez, l’auteur de Louis Le Galoup) avait une série à son actif chez Mnémos également en plus de ses oeuvres chez Nouvel Angle. Amateurs de fantasy originale, précipitez-vous chez eux, ils ne vous décevront pas !

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 Indiana Teller, tome 1 : Lune de printemps / Sophie Audouin-Mamikonian (éditions Michel Lafon)

La seconde série d’un auteur qu’on ne présente plus ! Mais si vous la connaissez. Souvenez-vous du succès des aventures de Tara Duncan

J’avais testé le premier tome de Tara Duncan il y a deux ans, et j’étais arrivée à la conclusion que c’était une série destinée surtout aux 9-12 ans, davantage qu’aux ados. Quand j’ai appris que Sophie Audouin-Mamikonian avait écrit une nouvelle série pour les 16-18 ans, je ne vais pas vous mentir : j’ai un peu appréhendé.

J’avais tort de la sous-estimer.

Indiana Teller n’a rien à voir avec Tara Duncan, que ce soit au niveau de l’univers, des personnages ou de l’écriture. Cette nouvelle série raconte l’histoire d’un jeune garçon qui vit au sein d’une immense tribu de loups-garous sans en être un lui-même. Il ne doit la vie sauve qu’à son lien de parenté avec l’Alpha de la meute (eh oui, chez les loups, on est loup ou on n’est pas de la meute…). Il a donc vécu toute sa vie dans l’attente de sa transformation (qui n’est jamais venue) et dans l’ombre des autres enfants de la meute, pour la plupart peu indulgents avec lui. Il sait peu de choses sur lui-même sinon que sa mère est la détentrice d’un pouvoir immense, secret et convoité : celui de voyager dans le temps… Dans ce premier tome, Indiana a l’âge de partir étudier à l’université. Mais en tant que petit-fils du plus puissant Alpha du pays, il devra faire face à l’opposition et aux préjugés de bien des siens pour gagner son indépendance. Sans compter que son grand-père ne manquent pas d’ennemis qui n’hésiteront pas à s’en prendre à lui pour l’atteindre…

L’histoire balance sans cesse entre mythologie, intrigues politiques, moeurs de jeunes adultes. C’est un savant mélange entre l’introspection d’un garçon qui apprend à vivre avec sa difféence et une intrigue palpitante autour de la lutte pour le pouvoir. Ca ne se lit pas : ça se dévore… et on en redemande quand on arrive au bout ! A consommer sans modération entre 15 et 25 ans.

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 Le puits des mémoires / Gabriel Katz (éditions Scrineo)

Une série d’heroic fantasy cette fois, et elle vaut largement le détour. Sans conteste l’une de mes meilleures découvertes de l’année.

Elle raconte l’histoire de trois hommes qui se réveillent en pleine montagne sans aucun souvenir. Ils découvrent rapidement qu’ils sont des fugitifs à la poursuite desquels ont été lancés les cavaliers d’élite du royaume voisin. Les voilà lâchés au milieu d’un monde dont ils ne se souviennent pas à la recherche de leurs identités respectives.

L’intrigue a l’air simple, comme ça. Mais une fois l’histoire lancée, on n’en finit plus de se faire balader par l’auteur. On émet une, deux hypothèses à mesure que les personnages glanent des informations sur la raison de leur captivité et sur leur identité, qui volent joyeusement en éclat les unes après les autres, ce jusqu’à ce qu’on découvre enfin l’improbable vérité… Et alors, on n’a fait qu’effleurer l’immense complot qui se cache derrière tout ce manège !

On va de surprise en surprise, de déception en déception, de « WHAT ?! » en « oh my god. OHMYGOD ». Impossible de s’arrêter une fois qu’on s’est lancé dans cette trilogie !

J’ai précisé que Gabriel Katz est un virtuose du genre ? Et c’est un français, s’il vous plaît ! Même pas de traduction qui masque son véritable style, l’histoire vous est livrée dans les termes d’origine.

C’est un régal, du début à la fin. Un must-have si vous êtes fans de SFFF. Qu’est-ce que vous attendez ? Précipitez-vous !

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 La singulière tristesse du gâteau au citron / Aimee Bender (Editions de l’Olivier)

Encore une belle découverte estivale qui m’a tenu compagnie lorsque je me suis retrouvée coincée toute seule à Athènes au cours du mois de Juillet (c’est une longue histoire, que je vous raconterai à l’occasion…).

L’histoire est celle d’une jeune fille qui vit à neuf ans le plus grand drame de sa vie : elle a le pouvoir de goûter l’état d’esprit des gens en mangeant la nourriture qu’ils ont préparé.

Il s’agit d’une chronique familiale douce-amère racontée par la dite jeune fille. Sans tenir compte ni de la trame temporelle ni des liens logiques entre ses souvenirs, elle raconte comment elle a découvert sa capacité, comment elle a appris à vivre avec, comment elle a été le témoin silencieux de l’implosion de sa famille. Comment elle a lutté pour se trouver, comment elle a tenté de comprendre l’origine de son étrange faculté…

C’est une chronique surprenante, un peu triste, qui nous immerge dans une famille qui tente de maintenir les apparences de perfection. Sous cette illusion d’harmonie se cachent des douleurs et des tabous que la faculté du personnage principal l’amènent à découvrir. Nous apprenons à en connaître tous les membres page après page, comme on le ferait en regardant un album photo.

L’ensemble est d’une tristesse singulière, comme l’indique si bien le titre. Le style d’écriture de l’auteur (un indirect libre permanent dans lequel il est parfois difficile de se retrouver) vaut le détour. Personnellement j’ai beaucoup aimé, même si j’ai pu constater que l’atmosphère amère de l’histoire ne plaît pas à tout le monde et que le discours indirect libre peut être un obstacle difficile à franchir pour certains lecteurs… Mais qui ne tente rien n’a rien : essayez, vous verrez bien ce que tout cela vous inspire…

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 Cassandra Palmer, tome 3 : l’étreinte de la nuit / Karen Chance (éditions Bragelonne, label Milady)

Un style complètement, mais alors complètement différent. Après la fantasy de haut niveau et la nouvelle littérature américaine, je vous fais une confession : je suis une mordue de bit-lit, sans mauvais jeu de mot.

Eh oui, c’est plus fort que moi. Ces univers urbains peuplés de vampires, de mages, de loups-garous, de je ne sais quels autres démons me fascinent et je dévore ces histoires comme certain(e)s les tablettes de chocolat. Ce qui ne m’empêche pas de garder un peu la tête froide quand j’en parle et d’admettre les défauts de ce genre de littérature. Mais comme toute addict qui se respecte, il me faut ma dose, régulièrement, sans quoi je ressens comme un vide dans le rythme de mes lectures !

J’ai découvert Cassandra Palmer il y a un an à peu près. J’aime bien la série, sans pour autant la suivre aussi assidûment que d’autres (Kate Daniels ou Mercy Thompson sont mes favories, pour celles qui connaîtraient un peu la chose). L’originalité de cette série : l’héroïne n’est pas aussi badass que le sont la plupart des autres héroïnes de bit-lit… Et elle voyage dans le temps, ce qui est assez peu répandu dans tout ce que j’ai lu jusque là. Son pouvoir de médium est convoité et craint par tous les vampires et mages du coin, aussi est-elle bien contre sa volonté au carrefour d’intrigues politiques qui la dépassent complètement.

Je me lasse assez vite de la fascination des personnages principaux pour les vampires, généralement. C’est la raison pour laquelle cette série ne fait absolument pas partie de mes préférées. Mais ça se lit vite, ça s’apprécie le temps que ça dure et ça change un peu des autres lectures de vacances !

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 Le Trône de Fer : intégrale 4 / George R. R. Martin (éditions J’ai lu)

Ou comment finir les vacances / commencer l’année en beauté. Je l’avais déjà emprunté bien plus tôt dans l’année, sans avoir réussi à m’y mettre. Je l’avais donc rendu, admettant ma défaite.

Je m’y suis remise pendant les vacances, et c’est fou ce que ça m’a fait du bien.

On ne présente plus cette série, je ne vais donc pas vous faire l’affront de vous parler de l’histoire (en plus je risquerais de spoiler ceux d’entre vous qui viennent de voir la saison 3 de l’adaptation télévisée).

Ce tome est une succession de considérations politiques. On constate les difficultés de Cersei à se faire entendre, mais aussi les dimensions extraordinaires de son ego. Brienne est partie à la recherche de Sansa. Jon Snow a envoyé Sam vers le sud avec la jeune sauvageonne que le Mur avait recueilli. Jaime est revenu à la Cour, mais il ne croit plus lui-même en ses capacités à être Lord Commandant. Aria navigue vers Braavos.Et partout dans les Sept Couronnes, la guerre des rois a réveillé un ordre religieux ancien qui inquiète les autorités : les moineaux, adorateurs des Sept et très (trop ?) fervents défenseurs de l’humilité et des commandements des dieux. Dans ce tome, George R. R. Martin nous démontre une fois de plus à quel point le pouvoir est volatile et éphémère, à quel point il corrompt et pervertit… 900 pages qui se lisent sans efforts si vous appréciez les constats politiques. Relativement peu de coups de théâtre dans ce tome, mais qui met beaucoup de choses en place pour pouvoir amener la suite… Qui sera très probablement sanglante et impitoyable, comme toujours.

Un long effort de lecture pour un immense plaisir !

Voilà, comme vous pouvez le voir, mes yeux n’ont pas chômés cet été. J’en profite pour vous dire qu’avec la rentrée, j’ai pris un poste dans une autre médiathèque et je vais donc avoir accès à plus de titres, et différents. L’année s’annonce à nouveau riche en chroniques et en playlists…

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4 réflexions sur “Lectures de l’été 2013

  1. J’entends beaucoup parler de Gabriel Katz et j’ai bien envie de découvrir ses romans, mais n’ayant jamais vraiment testé ce genre de littérature, j’ai un peu peur de m’y mettre… Il a sorti un livre d’un tout autre genre : N’oublie pas mon petit soulier, mais du coup je ne sais pas si c’est une bonne idée de commencer par ça ^^

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      • L’intérêt de Gabriel Katz, c’est qu’il construit ses romans de fantasy un peu comme des thrillers, du coup on est loin des travers grandiloquents de la fantasy habituelle (de mon point de vue en tout cas). Habituée ou pas, c’est super facile de se laisser emporter dans ses intrigues !

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