La vie suédoise partie 1 : La découverte

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Organiser un voyage à sept, ce n’est pas chose aisée.

C’est pourtant un pari qu’on s’est lancés avec un groupe de mes amis. Je ne vais pas mentir, ils se sont chargés de la totalité (ou presque) de la logistique. Je n’ai fait véritablement partie de l’organisation que quand nous sommes arrivés sur place.

Notre première idée de destination : l’Islande. Mais les contraintes logistiques et le coût qu’une telle destination représentait ont peu à peu réorienté notre idée de départ vers un pays un peu plus accessible mais toujours nordique : la Suède. Le projet qui s’est ensuite dégagé de nos discussions consistait à diviser notre séjour en deux parties, soit Stockholm et la Scanie. Nous avons utilisé le site airbnb pour réserver deux maisons, l’une dans Stockholm, l’autre près de Malmö. Il a également été décidé qu’en raison de l’éclatement géographique des sites à visiter en Scanie, nous utiliserions une voiture de location, que nous avons louée via le site de Avis. Une fois les billets d’avion pris, restait à réserver par avance les billets de train pour  nous rendre de Stockholm à Malmö (environ 18 euros l’aller simple par personne, ça donne une idée de la différence avec les tarifs SNCF, même si nous nous y sommes pris deux mois à l’avance). Nous avions convenu de décider des visites une fois sur place à partir d’un tableau pré-établi par l’un d’entre nous d’après nos votes sur ce qui nous intéressait le plus. Se sont dégagés en grande majorité des châteaux, des musées d’art et des églises dans la pré-sélection.

Tout était bien huilé et calé, mais il a fallu changer de plan une semaine avant le départ car notre première réservation sur la maison de Stockholm a été annulée pour une urgence familiale… Nous avons donc opté au dernier moment pour un appartement en duplex plus proche du centre de la ville, que le propriétaire se proposait de nous louer au même prix à peu près.

Et nous avons donc fini par décoller de Paris le 6 août dernier. Je vous passe le détail du trajet en avion, et de l’attente des bagages à l’arrivée (deux bagages mal aiguillés sur les tapis de l’aéroport, une belle frayeur qui s’est heureusement avérée une fausse alerte). Nous avons débarqué à sept petits frenchies sous un ciel dangereusement nuageux et 27° de température extérieure (et c’est là qu’on a un instant de doute : la polaire dans la valise était-elle vraiment nécessaire ?). 

Il y a plusieurs façons de se rendre ensuite de l’aéroport à la ville. Il y a l’Arlanda express, qui est un service de bus qui mène directement de l’aéroport au centre de la ville. Le temps de trajet est séduisant, mais le prix assez dissuasif, d’autant plus que nous avions prévu d’acquérir une carte de transports à la semaine (environ 35 euros par personne) qui n’était bien entendu pas valable dans l’Arlanda Express. Qu’à cela ne tienne, nous avons pris le bus, puis le métro jusqu’à notre quartier, Luma.

Voilà, le petit point rouge sur la carte, c’était la station de métro la plus proche, Gullmarsplan (environ 20 minutes de marche depuis l’appartement).

L’appartement était un duplex, sur deux étages, indiqué comme un appartement de 7 pièces dans l’annonce. Pour sept personnes, c’était plutôt spacieux et confortable (même si l’un d’entre nous a dû dormir sur le sofa). Petite information pratique au passage : peu d’appartements dans Stockholm ont leur propre machine à laver… Et tous sont meublés à 90 % chez Ikea ! Rien de très dépaysant jusque là. En allant faire nos courses, nous avons même repéré un Lidl à deux pâtés de maison, juste à côté d’un Coop et d’un ICA (qui semble être la grosse chaîne de supermarchés locale).

Le quartier où nous étions en lui-même n’avait rien de très dépaysant au départ.

Certes, il y a des baies vitrées partout et les suédois n’ont pas l’air d’avoir besoin de se couper du monde pour être bien chez eux (= de l’extérieur, la nuit, on voit ce qui se passe dans la plupart des apparts, mais ça a l’air normal, et je ne parle même pas des portes qu’on laisse grandes ouvertes pour aérer même quand on n’est pas à proximité).

Certes, Stockholm est tellement vert et respirable qu’on a davantage l’impression d’être dans une ville de campagne que dans une grande capitale d’Europe.

Certes, le nombre de voitures dans les rues est infiniment, infiniment plus bas qu’en France, tandis que les vélos sont partout.

Certes, les conducteurs s’arrêtent pour vous laisser passer aux passages piétons même quand leur feu est vert. Et je n’oublie pas non plus les moustiques qui sont, paraît-il, particulièrement voraces.

Mais dans le fond, le paysage urbain du quartier où nous étions pourrait presque passer pour français, avec sa station de tram au pied d’un square, son Lidl et son Pizza Hut. Si ce n’était pour les SEKs qui remplaçaient les euros dans nos portes-monnaies, nous nous croyions presque encore chez nous…

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