La vie suédoise, partie 2 : Gamla Stan et Riddarholmen

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Se mettre en route avant midi quand on est sept ? Mission fichtrement presque impossible. Même avec deux salles de bain et des réveils, on a du mal à se mettre en route le matin !

A notre décharge, il a fallu également prendre le temps de décider de la répartition des visites pour la semaine, ce qui s’est avéré plus long que prévu parce qu’on a forcément les yeux plus gros que le ventre dans une ville aussi grande…

Comme en tout premier jour qui se respecte, nous avons attaqué directement avec le coeur de la ville, le quartier que les suédois appellent Gamla Stan. C’est là qu’on trouve, entre autres, l’Académie, le Palais Royal, le musée Nobel, la cathédrale… C’est le centre historique de la ville (Gamla Stan, ça signifie littéralement « la vieille ville » en suédois), et par conséquent aussi son centre touristique principal. Si vous voulez un quartier de Stockholm pour trouver en une journée à la fois des visites de monuments nationaux et du shopping souvenirs, c’est là qu’il faut aller.

Le Palais Royal a été notre première visite. On a apprécié le billet couplé : pour une entrée au Palais, vous avez également accès au Trésor Royal, au Kronor (musée de l’ancien palais) et au musée des Antiquités. En revanche, les photographes du groupe ont beaucoup moins aimé les panneaux « photos interdites » présents un peu partout dans l’enceinte du Palais. Heureusement, on a quand même pu photographier les gardes à l’entrée (l’honneur est sauf).

Je ne suis pas très palais, mais la visite d’un monument politique aussi important permet de prendre la mesure de ce qu’est la royauté suédoise. A défaut d’en retracer l’histoire par dynastie, les pièces exposées dans l’aile du palais ouverte aux visiteurs donnent une bonne idée de la façon dont elle fonctionne, sur quels fondements, avec quels ordres de distinction,… Et en posant des questions aux surveillants de salle, on peut apprendre quelques anecdotes sur le palais et la famille royale. La chapelle vaut le détour ainsi que la salle du Trône. Ce sont deux lieux de cérémonie très officiels, peu utilisés mais toujours en de très grandes occasions.

Nous avons été en revanche un peu déçus par l’exposition du Trésor Royal. Forcément, quand on vous dit « le Trésor de la Couronne », vous faites immédiatement le lien avec le magnifique apanage de pierreries et de bijoux de la royauté anglaise… Ici rien de tout ça, seulement deux salles qui exposent peu de pièces (malgré tout admirables) : couronnes et épées d’apparat, reliquaire, sceptres…

Ce qui est bien avec Gamla Stan, c’est qu’on y trouve facilement à manger pour pas cher (quoique, on peut aussi trouver du très cher facilement je pense) à une heure avancée de l’après-midi. Pour les amateurs de cannelle, je ne peux que chaudement vous recommander les Kanelbulle. Ca a la même forme que le pain aux raisins, sauf qu’à la place des raisins entre les rouleaux de pâte, il y a de la cannelle. Beaucoup de cannelle… Miam !

Dès 16h-17h, le quartier s’anime assez vite. Des musiciens ambulants s’installent à des endroits stratégiques pour donner leur concert amateur à une foule de touristes enthousiastes. Ils peuvent être pianistes, guitaristes, chanteurs… On dira ce qu’on veut sur les artistes de rue, personnellement, je raffole de ces performances humbles sur fond de ville. Et pour le coup, il y en a qui ont du talent à revendre…

Nous avons délaissé le musée Nobel, mais nous avons exploré volontiers la cathédrale, qui impressionne davantage par ses ornements et dorures à l’intérieur que par sa taille à proprement parler. Il y a là quelques très beaux tableaux et une sculpture saisissante de Saint Georges. De plus, nous avons pu, par chance, profiter des répétitions de l’organiste pour son concert de Bach qui devait avoir lieu dans la soirée. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut visiter une cathédrale sur fond d’orgue.

Pour le coucher de soleil, le Routard conseillait le point de vue qu’offre la place de l’île de Riddarholmen sur les autres îles de la ville. Riddarholmen est aussi appelée « l’île des chevaliers » et, dans la lignée de Stadsholmen (l’île principale de Gamla Stan), constitue un des centres historiques de la ville. L’île est pavée par endroits (ce qui ne va pas de soi à Stockholm, la plupart des trottoirs sont droits et sagement bétonnés) et dominée par une église imposante. Son point de vue sur la baie vaut effectivement le détour. La lumière du soleil couchant est belle sur l’architecture des autres îles. A l’ouest, Södermalm, à l’est, Kungsholmen. Pensez aux lunettes de soleil, car la lumière est vite aveuglante…

Toujours sagement attentifs aux conseils de notre guide touristique préféré, nous avons dîné à Södermalm dans une crêperie bretonne. C’est sûr que ce n’est pas particulièrement typique, mais les galettes salées y étaient excellentes et le repas n’a pas coûté trop cher non plus (alors que nous avions lu, dans notre préparation, que les bons restaurants de Stockholm pouvaient être facilement hors de prix). Et à la fin du repas, le groupe s’est scindé en deux : les plus fatiguées ont profité de leur carte de transport pour rentrer en métro, et nous autres, désireux de nous imprégner davantage de l’atmosphère de la ville, avons traversé Södermalm à pied.

De Södermalm  à Luma, il y a une bonne heure de marche, mais le trajet se résume quasiment à une ligne droite. D’une manière générale, marcher dans Stockholm est agréable, mais je pense que pour nous imprégner encore mieux de la ville, il nous aurait fallu des vélos. Eh oui, les nordiques qui circulent plus à vélo qu’en voiture, ce n’est pas un mythe ! Le paysage urbain s’est d’ailleurs très bien adapté à cette pratique et il l’entretient : il y a des pistes cyclables sur absolument toutes les rues (et gare aux piétons maladroits qui marchent dessus par inadvertance, les cyclistes dépassent sans sonner) et des vélos garés un peu partout.

C’est en faisant le bilan de cette première journée de visites qu’on s’est rendus compte à quel point les SEKS de nos portes-monnaies disparaissaient vite : comme nous avons la possibilité de cuisiner, certaines dépenses sont amorties, mais le budget visites grimpe vite et tape fort dans les réserves de liquide. L’accès à la cuisine et la possibilité de se préparer des piques-niques réduisent significativement, au bout de deux semaines, les dépenses quotidiennes. 

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