Le regard des princes à minuit

Le regard des princes à minuit / Erik L’Homme. – Gallimard, 2014 (coll. Scripto)

Dans cet ouvrage paru chez Scripto cette année, Erik L’Homme (grand nom de la littérature jeunesse qu’on ne présente plus) place sept jeunes hommes dans des situations inattendues, dans les traces de leurs mentors, qui vont changer à jamais le regard qu’ils portent sur le monde.

L’entreprise littéraire ne manque pas d’originalité. Dans ce paysage parfois ultra-codé et stéréotypé de la littérature pour adolescents, n’est pas innovant qui veut. Erik L’Homme nous livre un (ou des ?) récit(s) atypique(s), intime(s), philosophique(s). Une vraie bouffée d’air frais, un moment sans pareil qui nous incite à prendre le temps de respirer, d’observer le monde autour de nous et de ressentir différemment. C’est un appel poétique à vivre qui nous inspire et nous interroge.

Si la forme du dialogue didactique manque un peu de subtilité à mon goût, le fond n’en est pas moins riche. Erik L’Homme dévoile de ses pages beaucoup de lui-même, à la fois dans le choix de ses avatars et dans le choix de ses références (un texte de chevalerie du XIIe siècle de sa création, un poète canadien, Tolkien, les légendes bretonnes, Matrix, Star Wars,…).

A défaut d’être un coup de cœur absolu (ce dispositif de dialogues m’a gênée par moments), j’ai été très sensible à son questionnement. J’ai déjà en tête une liste de gens à qui l’offrir (en commençant par moi, le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse n’étant plus si loin…) et une furieuse envie de l’utiliser comme support d’animation (même si je ne vais pas en avoir l’opportunité de suite, étant donné que je n’ai pas encore l’occasion de travailler avec les adolescents et les adultes). C’est définitivement un livre qui ne laissera personne indifférent, et qui porte un message de valeurs humaines qui vaut d’être débattu et / ou défendu.

Idée comme ça…

Plutôt que d’en faire une présentation standard, il me semble qu’un meilleur moyen de partager l’atmosphère singulière du texte serait d’en faire une lecture, à deux voix, avec un membre de l’assistance. J’ai dit plus haut que le format didactique des dialogues me paraissait un peu linéaire, mais il présente aussi un intérêt pour leur incarnation, puisqu’on peut facilement mettre le texte dans les mains d’une personne qui ne l’aurait pas lu en lui indiquant de lire les répliques des adolescents, qui posent donc les questions.

Autre idée : présenter simplement, pour l’une des épreuves, le contexte et inciter le « public » à poser les questions qu’il souhaite sur cette situation… Le must étant de retrouver dans les interrogations des personnes à qui on le présente un écho aux questions des personnages, afin de pouvoir y répondre en utilisant le texte lui-même.

Bref, je garde l’idée dans un coin de ma tête jusqu’à trouver le meilleur moyen de présenter le livre en restituant son questionnement poétique…

Et sur ce, je m’en vais fouiller dans le programme des dédicaces du Salon de Montreuil, histoire de voir si j’aurai une chance de faire dédicacer mon (ou mes ?) exemplaire(s)…

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