En ce moment, je rêve de danse…

… Et il fallait que je vous en parle tellement ça m’a chamboulée.

Avant de commencer cet article, il faut que je vous explique deux-trois petites choses sur moi.

D’abord, je ne fais pas de danse. Je m’y suis très vaguement essayée à un moment donné (plusieurs moments même), mais en-dehors des claquettes (impossible de trouver des cours à des heures qui me conviennent là où j’habite) et de la danse traditionnelle que je pratique vraiment à l’occasion d’évènements spécifiques, ce n’est pas la forme d’expression qui me convient le mieux. J’ai zéro talent pour ça, alors que je pourrais avoir plus de facilités avec l’écriture / la lecture à voix haute par exemple. Ca se travaille, bien sûr, mais jusqu’à maintenant je n’ai pas tellement trouvé ma place dans cette discipline… Ce qui ne m’empêche en rien d’admirer les danseurs.

Ce qui m’amène à mon deuxième point. J’adore le spectacle vivant. Je n’ai pas toutes les billes pour me qualifier de passionnée, mais je prends énormément de plaisir à aller voir des spectacles, qu’ils soient faits de musique, de cirque, de théâtre ou de danse, justement. J’ai l’impression de trouver en regardant la scène une exaltation d’un genre vraiment singulier, et c’est sans doute lié au fait que ça soit « vivant » sur la scène, devant moi…

Et mon troisième point. Mon père adore le hip-hop. A défaut d’en faire lui-même, il suit de très près certains chorégraphes qu’il apprécie particulièrement, et donc, régulièrement, il emmène un membre (ou plusieurs) de la famille avec lui pour partager ces moments de spectacle.

C’est comme ça que je me suis retrouvée à assister à deux représentations ces dernières semaines dont il fallait vraiment que je vous parle.

La première, c’était une représentation d’Opus 14, nouvelle création du chorégraphe Kader Attou pour la biennale de la danse de Lyon (fyi, qui a eu lieu en septembre pour sa dernière édition) avec sa compagnie Accrorap. 16 danseurs dans un décor des plus sobres (ce qui n’entache en rien sa beauté), avec pour seul moyen d’expression leur corps et toute la force du hip-hop dans ce qu’il a de plus fort comme de plus sensible. Une chorégraphie à fleur de peau qui vous met des frissons partout.

Pour plus d’informations ou pour un petit avant-goût, vous pouvez consulter la page du spectacle sur le site du Centre Chorégraphique National de La Rochelle.

Et hier soir (c’est tout frais dans ma tête, et j’ai encore du mal à m’en remettre), j’ai pu (coup de chance) aller voir la dernière création de Mourad Merzouki à la Maison des Arts de Créteil avec la compagnie Käfig, un ballet intitulé Pixel.

Comment dire… J’ai pris une très grosse claque. J’ai été complètement envoûtée et transporté par l’expérience unique de ce spectacle. Dans cette création, Merzouki nous montre des corps à la fois prisonniers et enrichis d’un décor virtuel d’une beauté très singulière. Visuellement, c’est plus que réussi. Les illusions numériques et les corps des danseurs finissent par se confondre et le spectateur, par se prendre au jeu. A certains moments on se laisse complètement happer par l’illusion, on a l’impression qu’elle est réelle. A l’inverse, lorsque les danseurs évoluent derrière l’écran sur lequel est projeté une partie du décor, ils ressemblent à s’y méprendre à des images de synthèse.

Mais parler du décor et du concept sans vous parler de la performance serait rendre un bien piètre hommage au travail de la Compagnie Käfig, virtuose de son sujet…

Précipitez-vous sur le site de la compagnie pour vous faire une meilleure idée de ce dont je vous parle.

Bien sûr, Pixel est plus frais dans mon esprit, j’ai moins de mal à exprimer ce que j’ai ressenti que pour Opus 14 (dont le souvenir a été un peu occulté par ma fascination pour Pixel et c’est un peu dommage), mais ne vous y trompez pas : l’un comme l’autre sont prouesses techniques et artistiques uniques en leur genre, chacune avec sa poésie propre…

Mention spéciale, tout de même, pour la musique de Pixel, qui est extraordinaire. Signée Armand Amar, compositeur qui a signé la bande originale d’un certain nombres de films… Je me suis précipitée sur la clé USB vendue à la sortie du spectacle, pensant avec naïveté y trouver quelques musiques du spectacle… Un peu déçue de n’en trouver aucune, mais j’apprécie tout de même les créations de AS’N qui y figurent (musiques d’autres créations de la compagnie). Vivement que les musiques de ce spectacle soient disponibles…

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Une réflexion sur “En ce moment, je rêve de danse…

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