Quelqu’un qu’on aime de Séverine Vidal

couv75071793

Quelqu’un qu’on aime / Séverine Vidal. – Ed. Sarbacane (Collection Exprim’), 2015

Avec son roman Quelqu’un qu’on aime, paru en août 2015 chez Sarbacane dans l’excellente collection Exprim‘, Séverine Vidal signe un road-trip touchant et un peu fou. A savourer d’urgence !

L’histoire, c’est celle de Matt et de son grand-père Old Gary qui préparent à deux un road-trip pour que Gary, atteint d’Alzheimer, puisse retrouver les souvenirs de sa jeunesse qui lui échappent de plus en plus. Mais avant le grand départ, voilà que Matt découvre qu’il a une fille, âgée d’un an et demi… Gary insiste pour l’emmener avec eux à travers les Etats Unis. Au moment de prendre l’avion, le trio rencontre Antonia, une jeune femme stressée et maniaque, et Luke, un jeune homme en fuite. Leur étrange compagnie va prendre la route pour un voyage déjanté, drôle et triste en quête de souvenirs et de liberté, une course contre la montre de la maladie…

Un coup de coeur pour moi !

L’histoire se met en place très (trop ?) rapidement, mais comme le roman est court, c’est une faiblesse dont on s’accommode très bien ! J’ai adoré le grand-père, personnage à la fois très drôle et très triste : il ne manque jamais de faire la remarque qui tue, mais il lutte vainement contre une maladie qui, il le sait, finira par l’emporter… J’ai aussi beaucoup aimé Antonia, cette jeune adulte prisonnière d’un quotidien barbant qui retrouve l’envie de rêver sa vie au contact de la petite troupe. Quant à Luke, sous ses dehors d’ado rebelle, il retrouve une famille qu’il aime et qu’il veut protéger en fuyant le mensonge de ses parents. Matt est un peu plus effacé, mais on devine l’amour qui l’unit à son grand-père, sa détresse de le voir perdre les pédales… Il court lui aussi contre la maladie, tout en se découvrant l’âme d’un père avec sa petite Amber.

Les personnages sont la force de ce roman. J’ai été très touchée par la simplicité de leur relation et leur envie d’échapper à la réalité, par la tendresse presque spontanée qui les unit. Séverine Vidal s’est emparée d’un sujet sensible et elle écrit une formidable ode à la vie, à l’envie de vivre sans apitoiement excessif. J’ai été émue aux larmes au début et à la fin, et très sensible aux questionnements de ses personnages…

La musique idéale pour cette lecture : Heroes de David Bowie

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s