La PAL de l’été

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Je vous ai déjà parlé de mes tendances à la boulimie quand j’emprunte des choses à la médiathèque… Ou plus exactement je vous ai parlé de boulimie musicale pas plus tard que la semaine dernière. Et bien vous serez surpris ou pas d’apprendre que j’ai le même appétit complètement démesuré quand il s’agit des livres (incroyable mais vrai). Je les accumule, je les squatte et puis du jour au lendemain, je me réveille et pouf il faut les rendre et je n’en ai pas lu la moitié !

Et voilà où j’en suis à deux semaines de partir en vacances : une grosse vingtaine de livres dans ma PAL ! Mon objectif étant de me débarrasser d’un bon nombre d’entre eux avant de partir histoire que d’autres puissent en profiter pendant mon absence… Y’a du boulot !

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C’est lundi ! Que lisez-vous ? (3)

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C’est lundi que lisez-vous ? est un rendez-vous hebdomadaire initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? par One Person’s Journey Through a World of Books. C’est aujourd’hui Galleane qui centralise le rendez-vous. Pour participer, il faut répondre à 3 questions : qu’a-t-on lu la semaine passée ? Qu’est-on en train de lire ? Que va-t-on lire ensuite ?

Salut à tous !

Déjà ma troisième participation à ce rendez-vous, si j’arrive à m’y tenir jusqu’à la fin du mois de février, ce sera une grande victoire personnelle :p En tout cas, ma semaine a été riche en lectures et j’espère que la vôtre l’a été aussi !

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Lockwood & Co, tome 2 : Le crâne qui murmure de Jonathan Stroud

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Lockwood & Co, tome 2 : le crâne qui murmure / Jonathan Stroud. – Albin Michel (Wiz), 2015

Ouiii enfin !! Enfin la suite de Lockwood & Co ! Je me suis jetée dessus quand il est arrivé à la bibliothèque ❤ Paru aux éditions Albin Michel en toute fin d’année 2015 dans la collection Wiz, ce second tome s’intitule très justement Le Crâne qui murmure et il est aussi délicieux que le premier ! Tous les ingrédients sont réunis : des fantômes improbables et effrayants, une héroïne qui a de la suite dans les idées avec un caractère bien trempé, une enquête pleine de rebondissements… Merci Jonathan Stroud !

Pour lire ma chronique du tome 1, c’est par ici.

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Lockwood & Co, tome 1 : L’escalier hurleur / Jonathan Stroud

Une série frissonnante qui démarre fort !

Lockwood & Co, tome 1 : L’escalier hurleur / Jonathan Stroud. – Albin Michel, 2014 (Wiz)

Dans un futur proche, l’Angleterre est assaillie par le Problème : l’apparition de spectres, qui font régner la terreur et la superstition dans tout le pays. Seuls les enfants et les adolescents peuvent voir ces apparitions, aussi sont-ils formés pour être des chasseurs de fantômes par des adultes. Luce a un talent : sa perception auditive des phénomènes liés aux apparitions est inhabituellement élevée. Embauchée chez Lockwood & Co, l’agence du jeune Anthony Lockwood et de son acolyte George, la voilà membre d’une entreprise où on a le goût du défi et peur de (presque) rien.

Jonathan Stroud est l’auteur de la série Bartiméus. La critique avait salué son humour singulier, et accueille déjà favorablement cette nouvelle saga. Elle n’est pas sans évoquer L’épouvanteur de Joseph Delaney : apparitions funestes, ambiance lugubre à la tombée de la nuit, combats éperdus contre des forces qui les dépassent… Les personnages de Lockwood & Co sont drôles, intelligents, têtus, et ils nous emmènent à leur suite dans de vieilles maisons toutes plus grinçantes les unes que les autres…

A lire au chaud sous la couette, toutes lumières allumées…

Emprunts du mois de Mars

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Good morning, sunshine !

Ca y est ! Mon appétit de lecture est enfin revenu ! Ca fait quelques semaines maintenant que je me suis remise à lire sérieusement. Ca fait du bien !

Alors voilà ce que j’avais mis dans mes emprunts au cours de cette seconde moitié du mois de Mars…

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Princes de la pègre / Douglas Hulick

Je triche un peu là, parce qu’en fait, j’ai lu celui-ci un peu avant, vers fin-février, mais comme je ne vous en avais pas parlé, je me dis que ça ne coûte rien de le rajouter ! C’est l’histoire d’un lieutenant d’une des grandes familles de voleurs qui règnent en maître sur la ville d’Ildrecca, et de ses magouilles pour arriver à rester en vie. J’ai eu du mal à le démarrer, mais petit à petit, l’action s’accélère et les intrigues se compliquent… Arrivée à la fin, je me suis dit que j’avais vraiment bien fait d’aller jusqu’au bout. La traduction est plutôt bien faite (enfin je n’ai pas pris le livre en anglais pour comparer, mais en tout cas, le langage en français est plaisant à lire), les personnages sont globalement bien construits, et l’univers dans lequel l’action s’installe laisse présager une possible suite… Bref, une bonne lecture qui change un peu de mes habitudes de contre-utopies et de littérature ados. De temps en temps, c’est pas plus mal…

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 Chroniques lunaires, tome 1 : Cinder / Marissa Meyer

Voilà un bout de temps qu’il traînait dans ma PAL celui-là ! J’ai dû le renouveler plusieurs fois avant de vraiment m’y mettre, mais je n’ai pas été déçue du voyage ! L’action se déroule dans Neo-Beijing, la ville de Pékin dans un futur assez éloigné. La ville dans laquelle travaille Cinder, une jeune cyborg, se fait peu à peu le théâtre de différents drames qui vont précipiter son univers habituel dans le chaos. Elle se retrouve malgré elle liée aux incidents diplomatiques avec le peuple de la Lune qui menace les terriens de les envahir et comme si ça ne suffisait pas, une terrible épidémie continue à sévir en ville en se rapprochant d’elle… Ce que j’ai beaucoup apprécié dans ce premier tome, c’est le fait que l’univers et l’histoire soient cohérents en tant que tels. Ce n’est pas une réécriture bateau du conte, ni même une réinterprétation, c’est une idée originale qui fait des clins d’oeil à l’histoire que nous connaissons tous au détour de ses pages.

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 Effacée, tome 1 / Teri Terry

Dans un futur plus ou moins proche en Angleterre, les progrès scientifiques ont fait naître une procédure clinique qui consiste à effacer la mémoire. Ainsi, dans cette société qui voit là une nouvelle façon de combattre le crime, les Effacés sont des jeunes criminels de moins de 16 ans dont on efface la personnalité et les souvenirs afin de réprimer leurs comportements violents. Kyla a subi l’effacement elle aussi, il ne lui reste plus rien de sa personnalité précédente… A moins que les cauchemars qui l’assaillent la nuit soient des traces de la vie qu’on lui a arrachée… Et ces cauchemars semblent lui souffler qu’elle ne serait pas une criminelle…

Une contre-utopie sympathique quoique pas exceptionnellement écrite. Son intérêt tient davantage à l’univers qu’elle met en scène et au propos politique sous-jacent qui pose les questions des limites du contrôle que le gouvernement peut exercer sur les hommes, de ce que ça veut dire que de combattre la criminalité, de ce que signifie résister… J’ai beaucoup apprécié que l’histoire se détache des propos manichéistes qu’on pourrait lui prêter à première vue, au contraire, au lieu de blâmer ouvertement un camp ou l’autre, elle propose une intrigue politique dans toute sa complexité. En fait, la vraie raison pour laquelle je n’ai pas été soufflée par cette histoire, c’est la simplicité un peu toute bête de l’écriture qui me laissait sur ma faim et le fait que la relation amoureuse entre Kyla et un autre personnage est assez mal exploitée… Pas sûre que je me précipite sur la suite, donc.

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 La passe-miroir, tome 1 : les fiancés de l’hiver / Christelle Dabos

Enoooorme coup de coeur ! J’ai dévoré ce pavé en deux jours. Je l’ai englouti comme si c’était un paquet de Dragibus. Je suis raide dingue de son univers, de ses personnages, de la complexité de son intrigue et de l’écriture de Christelle Dabos. J’ai l’impression de trouver là un bijou complètement singulier au milieu de tous les stéréotypes et trucs d’écriture auxquels on est habitué quand on lit de la littérature ado. J’ai vraiment eu l’impression d’une bouffée d’air, un peu comme quand j’ai découvert Mathieu Hidalf (également publié chez Gallimard, une série pour les 9-12 ans génialissime), un coup de vent frais et bon sang, ça fait du bien. L’univers m’a vraiment beaucoup fait penser au Château Ambulant, et je trépigne d’avance  : JE VEUX LA SUITE !

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 L’épreuve, tome 1 : le labyrinthe / James Dashner

Celui-là aussi, ça faisait un moment qu’il m’attendait. Je me suis enfin décidée à le lire quand j’ai vu qu’ils avaient publié la bande-annonce du futur film ! Alors voilà plutôt que de vous faire un résumé longuet et mal fait, je vais me contenter de vous mettre le lien du trailer, qui restitue très bien, je trouve, l’ambiance du roman…C’est un scénario-catastrophe bourré d’adrénaline qui ne manque ni d’originalité, ni de surprises… Et qui, si je peux me permettre, se termine sur un cliffhanger qui me donne envie de hurler. La suite est sortie en fin d’année dernière et elle attend patiemment dans ma PAL…

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 Partials, tome 1 / Dan Wells

Un roman de SF post-apocalyptique dont je n’attendais pas grand chose… Et j’avais raison. L’histoire est prenante, comme toujours dans ce genre de scénario, mais l’intrigue est attendue, le propos politique sous-jacent un peu simpliste, et les personnages assez grossièrement décrits. Et évidemment, la qualité d’écriture n’est pas exceptionnelle, comme souvent. Alors bon, c’est vrai que j’ai été jusqu’au bout et que je n’ai pas eu à faire d’efforts, j’ai même apprécié la lecture, mais voilà, aucune surprise, on voit déjà venir la fin de l’histoire à trois kilomètres… C’est dommage, parce que l’univers dans lequel se déroule l’action a du potentiel. Sans doute que dans le tome 2, si on nous parle plus des Partials, on aura quelque chose avec un peu plus de caractère… On verra si ça me tente toujours.

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 Immortels, tome 1 / Cate Tiernan

 J’aime bien Cate Tiernan ! J’ai lu Wicca et j’ai aimé les premiers tomes, je trouve que c’est un auteur qui sait présenter des personnages ambivalents et qui a de bonnes idées qui dénotent dans les univers dont on a l’habitude. En revanche, il y a vraiment un truc qui a tendance à m’énerver dans sa façon d’écrire, c’est qu’elle adoooore la guimauve. Elle n’a pas peur d’en rajouter et d’en faire des tonnes ! Alors moi, un peu, j’aime bien, mais dans Wicca, tous ces discours sur l’âme soeur et tout le tralala ont fini par me lasser tellement ils ralentissaient le rythme d’une intrigue qui avait énormément de potentiel. Pour l’instant, le premier tome d’immortels tombe un peu, mais pas trop dans ce travers… J’ai emprunté la suite dans la foulée et on va voir si elle retombe dans ses mauvaises manies de fleur bleue…

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 Sisters Red / Jackson Pearce

 Un one-shot (alléluia !) qui se veut une réécriture sanglante et violente du petit chaperon rouge. J’ai trouvé le roman plutôt pas mal malgré les coquilles que l’éditeur a laissé traîner un peu partout et les maladresses de langage dont j’ignore si elles sont dûes à la traduction ou au roman original. L’intrigue est encore une fois assez attendue, mais ce qui fait l’originalité de ce roman, c’est la façon dont il dépeint ses deux personnages principaux, et ce qu’il dit sur la relation entre ces deux soeurs dont l’aînée est obsédée par la chasse, la violence, l’esprit de vengeance, et l’autre rêve d’être une fille avec des passions et des sentiments pour le sexe masculin. Le duo fonctionne plutôt bien, et même si la fin fait tache par rapport à l’ambiance du roman, l’épilogue y apporte une petite nuance bienvenue. J’ai lu dans les critiques que beaucoup de lecteurs n’avaient pas accroché aux personnages, mais personnellement, j’ai trouvé que c’était vraiment bienvenu que l’intrigue se centre non pas sur l’intrigue amoureuse, mais sur les difficultés de la relation fusionnelle entre Rosie et Scarlett.

Voilà, voilà, et pour la suite de mes aventures en littérature ado…

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Ca fait du bien de temps en temps de se laisser aller à ses instincts primaux de bibliophages !

Lectures de l’été 2013

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Hello, hello !

Aujourd’hui, comme promis précédemment, petit point sur ce que j’ai pu lire cet été. Oui, car je ne pars jamais en vacances sans ma valise de livres, c’est bien connu ! Je profite toujours du beau temps pour me poser dehors avec un thé et une bonne lecture. Cet été, lors de mon passage en Ardèche, j’ai particulièrement aimé les petits déjeuners sur la terrasse de l’appartement avec mes tartines, ma musique, mon thé, mon bouquin, le soleil sur ma peau et, en arrière-plan, le chant des cigales. Une bonne heure de détente et de déconnexion par jour, toujours la bienvenue. La rentrée rend ce petit rituel difficile à conserver, malheureusement.

Trêve de blablas, voici donc ci-dessous la liste des titres qui ont fait de mon été un passage au paradis…

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 Les extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé / Raphaël Albert (éditions Mnémos)

Une série qui compte pour l’instant deux tomes. Découverte au salon du livre 2012, où l’auteur en personne m’avait présenté sa série, j’ai acheté à mon insu le deuxième tome. J’ai été bien en peine pour trouver le premier par la suite ! Rupture de stock au salon suivant, introuvable en librairie… Jusqu’à ce que je découvre son format poche, un jour que je me baladais chez Gibert Joseph. Autant vous dire que j’ai sauté dessus et que j’ai dévoré l’un et l’autre des volumes des aventures de l’elfe détective privé (oui, oui, un elfe. Point de préjugés, s’il vous plaît, on est bien loin de la blonde de Naheulbeuk : celui-ci est alcoolique, fumeur invétéré et éternel cynique…) . Si vous connaissez un peu ce blog, vous connaissez mon faible pour les séries policières. Il en faut peu pour me séduire, et il a suffi de trois mots pour que je me décide à lire Rue Farfadet : « détective privé » et « steampunk ». Une combinaison inattendue et qui avait tout pour me plaire.

Je n’ai pas été déçue. J’ai lu tranquillement le premier tome avant de dévorer le deuxième. L’idée de base est unique, l’univers parisien reconstitué avec humour, les personnages sont génialement exécrables tous autant qu’ils sont… Et surtout, Raphaël Albert écrit avec une plume sophistiquée qui n’a pas peur des phrases longues, ni du vocabulaire élevé. Le mélange est savoureux, l’histoire passionnante et la fin du second tome est un coup de tonnerre qui vous laisse la tête à l’envers. Je me suis régalée. Je recommande vivement la série à tous ceux qui n’ont pas peur du style élaboré de l’auteur, qui aiment la fantasy contemporaine et qui ont le goût des énigmes policières à tiroirs.

Et maintenant que j’ai fini ces deux tomes…. Eh bien, j’attends la suite. J’espère bien qu’il y en aura une !

Petite mention spéciale aux éditions Mnémos. Leur ligne éditoriale est ambitieuse et ils ne manquent ni de titres intéressants, ni d’auteurs de talent. J’ai découvert tout à fait par hasard que le génial Jean-Luc Marcastel (vous savez, l’auteur de Louis Le Galoup) avait une série à son actif chez Mnémos également en plus de ses oeuvres chez Nouvel Angle. Amateurs de fantasy originale, précipitez-vous chez eux, ils ne vous décevront pas !

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 Indiana Teller, tome 1 : Lune de printemps / Sophie Audouin-Mamikonian (éditions Michel Lafon)

La seconde série d’un auteur qu’on ne présente plus ! Mais si vous la connaissez. Souvenez-vous du succès des aventures de Tara Duncan

J’avais testé le premier tome de Tara Duncan il y a deux ans, et j’étais arrivée à la conclusion que c’était une série destinée surtout aux 9-12 ans, davantage qu’aux ados. Quand j’ai appris que Sophie Audouin-Mamikonian avait écrit une nouvelle série pour les 16-18 ans, je ne vais pas vous mentir : j’ai un peu appréhendé.

J’avais tort de la sous-estimer.

Indiana Teller n’a rien à voir avec Tara Duncan, que ce soit au niveau de l’univers, des personnages ou de l’écriture. Cette nouvelle série raconte l’histoire d’un jeune garçon qui vit au sein d’une immense tribu de loups-garous sans en être un lui-même. Il ne doit la vie sauve qu’à son lien de parenté avec l’Alpha de la meute (eh oui, chez les loups, on est loup ou on n’est pas de la meute…). Il a donc vécu toute sa vie dans l’attente de sa transformation (qui n’est jamais venue) et dans l’ombre des autres enfants de la meute, pour la plupart peu indulgents avec lui. Il sait peu de choses sur lui-même sinon que sa mère est la détentrice d’un pouvoir immense, secret et convoité : celui de voyager dans le temps… Dans ce premier tome, Indiana a l’âge de partir étudier à l’université. Mais en tant que petit-fils du plus puissant Alpha du pays, il devra faire face à l’opposition et aux préjugés de bien des siens pour gagner son indépendance. Sans compter que son grand-père ne manquent pas d’ennemis qui n’hésiteront pas à s’en prendre à lui pour l’atteindre…

L’histoire balance sans cesse entre mythologie, intrigues politiques, moeurs de jeunes adultes. C’est un savant mélange entre l’introspection d’un garçon qui apprend à vivre avec sa difféence et une intrigue palpitante autour de la lutte pour le pouvoir. Ca ne se lit pas : ça se dévore… et on en redemande quand on arrive au bout ! A consommer sans modération entre 15 et 25 ans.

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 Le puits des mémoires / Gabriel Katz (éditions Scrineo)

Une série d’heroic fantasy cette fois, et elle vaut largement le détour. Sans conteste l’une de mes meilleures découvertes de l’année.

Elle raconte l’histoire de trois hommes qui se réveillent en pleine montagne sans aucun souvenir. Ils découvrent rapidement qu’ils sont des fugitifs à la poursuite desquels ont été lancés les cavaliers d’élite du royaume voisin. Les voilà lâchés au milieu d’un monde dont ils ne se souviennent pas à la recherche de leurs identités respectives.

L’intrigue a l’air simple, comme ça. Mais une fois l’histoire lancée, on n’en finit plus de se faire balader par l’auteur. On émet une, deux hypothèses à mesure que les personnages glanent des informations sur la raison de leur captivité et sur leur identité, qui volent joyeusement en éclat les unes après les autres, ce jusqu’à ce qu’on découvre enfin l’improbable vérité… Et alors, on n’a fait qu’effleurer l’immense complot qui se cache derrière tout ce manège !

On va de surprise en surprise, de déception en déception, de « WHAT ?! » en « oh my god. OHMYGOD ». Impossible de s’arrêter une fois qu’on s’est lancé dans cette trilogie !

J’ai précisé que Gabriel Katz est un virtuose du genre ? Et c’est un français, s’il vous plaît ! Même pas de traduction qui masque son véritable style, l’histoire vous est livrée dans les termes d’origine.

C’est un régal, du début à la fin. Un must-have si vous êtes fans de SFFF. Qu’est-ce que vous attendez ? Précipitez-vous !

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 La singulière tristesse du gâteau au citron / Aimee Bender (Editions de l’Olivier)

Encore une belle découverte estivale qui m’a tenu compagnie lorsque je me suis retrouvée coincée toute seule à Athènes au cours du mois de Juillet (c’est une longue histoire, que je vous raconterai à l’occasion…).

L’histoire est celle d’une jeune fille qui vit à neuf ans le plus grand drame de sa vie : elle a le pouvoir de goûter l’état d’esprit des gens en mangeant la nourriture qu’ils ont préparé.

Il s’agit d’une chronique familiale douce-amère racontée par la dite jeune fille. Sans tenir compte ni de la trame temporelle ni des liens logiques entre ses souvenirs, elle raconte comment elle a découvert sa capacité, comment elle a appris à vivre avec, comment elle a été le témoin silencieux de l’implosion de sa famille. Comment elle a lutté pour se trouver, comment elle a tenté de comprendre l’origine de son étrange faculté…

C’est une chronique surprenante, un peu triste, qui nous immerge dans une famille qui tente de maintenir les apparences de perfection. Sous cette illusion d’harmonie se cachent des douleurs et des tabous que la faculté du personnage principal l’amènent à découvrir. Nous apprenons à en connaître tous les membres page après page, comme on le ferait en regardant un album photo.

L’ensemble est d’une tristesse singulière, comme l’indique si bien le titre. Le style d’écriture de l’auteur (un indirect libre permanent dans lequel il est parfois difficile de se retrouver) vaut le détour. Personnellement j’ai beaucoup aimé, même si j’ai pu constater que l’atmosphère amère de l’histoire ne plaît pas à tout le monde et que le discours indirect libre peut être un obstacle difficile à franchir pour certains lecteurs… Mais qui ne tente rien n’a rien : essayez, vous verrez bien ce que tout cela vous inspire…

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 Cassandra Palmer, tome 3 : l’étreinte de la nuit / Karen Chance (éditions Bragelonne, label Milady)

Un style complètement, mais alors complètement différent. Après la fantasy de haut niveau et la nouvelle littérature américaine, je vous fais une confession : je suis une mordue de bit-lit, sans mauvais jeu de mot.

Eh oui, c’est plus fort que moi. Ces univers urbains peuplés de vampires, de mages, de loups-garous, de je ne sais quels autres démons me fascinent et je dévore ces histoires comme certain(e)s les tablettes de chocolat. Ce qui ne m’empêche pas de garder un peu la tête froide quand j’en parle et d’admettre les défauts de ce genre de littérature. Mais comme toute addict qui se respecte, il me faut ma dose, régulièrement, sans quoi je ressens comme un vide dans le rythme de mes lectures !

J’ai découvert Cassandra Palmer il y a un an à peu près. J’aime bien la série, sans pour autant la suivre aussi assidûment que d’autres (Kate Daniels ou Mercy Thompson sont mes favories, pour celles qui connaîtraient un peu la chose). L’originalité de cette série : l’héroïne n’est pas aussi badass que le sont la plupart des autres héroïnes de bit-lit… Et elle voyage dans le temps, ce qui est assez peu répandu dans tout ce que j’ai lu jusque là. Son pouvoir de médium est convoité et craint par tous les vampires et mages du coin, aussi est-elle bien contre sa volonté au carrefour d’intrigues politiques qui la dépassent complètement.

Je me lasse assez vite de la fascination des personnages principaux pour les vampires, généralement. C’est la raison pour laquelle cette série ne fait absolument pas partie de mes préférées. Mais ça se lit vite, ça s’apprécie le temps que ça dure et ça change un peu des autres lectures de vacances !

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 Le Trône de Fer : intégrale 4 / George R. R. Martin (éditions J’ai lu)

Ou comment finir les vacances / commencer l’année en beauté. Je l’avais déjà emprunté bien plus tôt dans l’année, sans avoir réussi à m’y mettre. Je l’avais donc rendu, admettant ma défaite.

Je m’y suis remise pendant les vacances, et c’est fou ce que ça m’a fait du bien.

On ne présente plus cette série, je ne vais donc pas vous faire l’affront de vous parler de l’histoire (en plus je risquerais de spoiler ceux d’entre vous qui viennent de voir la saison 3 de l’adaptation télévisée).

Ce tome est une succession de considérations politiques. On constate les difficultés de Cersei à se faire entendre, mais aussi les dimensions extraordinaires de son ego. Brienne est partie à la recherche de Sansa. Jon Snow a envoyé Sam vers le sud avec la jeune sauvageonne que le Mur avait recueilli. Jaime est revenu à la Cour, mais il ne croit plus lui-même en ses capacités à être Lord Commandant. Aria navigue vers Braavos.Et partout dans les Sept Couronnes, la guerre des rois a réveillé un ordre religieux ancien qui inquiète les autorités : les moineaux, adorateurs des Sept et très (trop ?) fervents défenseurs de l’humilité et des commandements des dieux. Dans ce tome, George R. R. Martin nous démontre une fois de plus à quel point le pouvoir est volatile et éphémère, à quel point il corrompt et pervertit… 900 pages qui se lisent sans efforts si vous appréciez les constats politiques. Relativement peu de coups de théâtre dans ce tome, mais qui met beaucoup de choses en place pour pouvoir amener la suite… Qui sera très probablement sanglante et impitoyable, comme toujours.

Un long effort de lecture pour un immense plaisir !

Voilà, comme vous pouvez le voir, mes yeux n’ont pas chômés cet été. J’en profite pour vous dire qu’avec la rentrée, j’ai pris un poste dans une autre médiathèque et je vais donc avoir accès à plus de titres, et différents. L’année s’annonce à nouveau riche en chroniques et en playlists…