Clannad : superbe anime, superbe manga

Salut à tous !

J’ai décidé de faire un petit point sur mes lectures, je n’en fais pas assez souvent. Merci à la timeline de Livraddict de me permettre de mesurer à quel point je prends du retard de ce côté là !

On va commencer avec un manga.

J’ai découvert que Ototo (Taifu Comics pour les intimes) avait sorti le manga d’un anime que j’avais commencé avec beaucoup d’enthousiasme (et pour quelle raison stupide avais-je arrêté ? Impossible de m’en souvenir) : j’ai nommé Clannad, de Juri Misaki.

https://i1.wp.com/www.images-booknode.com/book_cover/2859/clannad,-tome-1-2858642-250-400.jpgEn piochant dans la bibliothèque d’un ami je suis donc tombée là-dessus en m’exclamant : « OH ! Mais c’est le premier tome du MANGA de Clannad ! » (et lui de me répondre « Ah ? C’est bien ? Je l’ai pas lu encore », et moi de l’empêcher d’en faire la lecture parce que je lui ai piqué aussi sec). J’ai été ravie de voir que c’était Ototo qui l’avait publié, et je me suis donc lancée dans ma lecture dès que possible (RER, mon ami).

Alors, Clannad, de quoi ça parle ? Eh bien ça parle d’un garçon solitaire appelé Tomoya qui a une réputation de délinquant dans son lycée parce qu’il a l’habitude d’arriver en retard en cours, entre autres (Ah, les japonais et leurs codes sociaux rigides. Qu’est-ce que j’aurais eu comme réputation au lycée si ça s’appliquait en France !). Un jour, il rencontre Nagisa, une jeune fille qui a redoublé à cause d’une absence forcée l’année passée. Au début on ne sait pas très bien pourquoi (ça se clarifie après), mais il est pris d’une soudaine envie de l’aider à réaliser son rêve : remonter un club de théâtre dans leur lycée. De fil en aiguille, ils en viennent à se rapprocher et à devenir ami, tandis qu’autour d’eux se mettent à graviter d’autres élèves plus ou moins loufoques (« TIENS ! UNE ETOILE ! C’EST POUR TOI ! » j’aime tellement ce personnage). Tomoya et Nagisa sont très différents, pourtant ils s’accrochent l’un à l’autre pour survivre à la perte de leur rêve.

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 Voilà, ça c’est le premier tome. C’est à peu près ce qui est dit sur la quatrième de couverture.

Vous avez la sensation de tout savoir ? Ben, oui, en fait, vous avez raison. Mais ça ne vous dispense ni de le lire ni de regarder l’anime.

Clannad, c’est une traînée de sentiments en fusion. Confus, subtils, paradoxaux, on ne met pas toujours bien le doigt dessus au premier abord, mais on perçoit tout ce qu’ils sous-entendent de profondeur, de douleur ou de joie, de complexité. C’est ça qui est beau, dans Clannad. C’est sa finesse et sa subtilité, pas ses lignes de scénario. Le dessin est tout aussi fin, tout aussi subtil. Beaucoup diront que ça ressemble à un dessin de manga, point final, ne les écoutez pas. Il y a quelque chose dans la façon dont sont dessinés les visages de ces personnages, un je ne sais quoi de mélancolique qui vous pousse à considérer que vous ne voyez que la partie émergée de l’iceberg.

Les lignes du scénario sont basiques. Et pourtant, il y a dans ce manga une douceur d’écriture unique, quelque chose qui fait que vous sentez que vous n’en saurez pas plus avant que le niveau de l’eau ne baisse… Et il ne baissera que quand l’auteur en aura décidé ainsi, pas avant ! On peut faire toutes les suppositions du monde, on est souvent loin d’éprouver la nuance des émotions impliquées par l’auteur avant d’avoir lu la révélation. C’est aussi valable pour l’anime. Et tout ça, sans qu’aucun personnage ne s’abîme dans des bulles interminables de lyrisme supeflu (oui, je l’avoue, parfois j’aime le lyrisme superflu, je suis une grande lectrice de shojos après tout, mais là, tout est d’une précision et d’une finesse telles qu’on ne peut que s’y soumettre, en bon lecteur sensible).

Toutefois, ce qui fait la force première de Clannad, ce sont ses personnages. Ils sont d’une diversité et d’une psychologie déroutantes, complexes, travaillés, ils sont incarnés dans ces pages. Vous apprenez à les connaître et à les aimer.  Ils sont tous un peu loufoques à leur manière, mais derrière ces airs un peu lourds se cachent des forces de caractère et des convictions propres que l’auteur dévoile au compte-goutte.

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 Après ces envolées lyriques dignes d’un shojo larmoyant, je vous laisse à vos réflexions en espérant vous avoir convaincus de donner une chance à ce manga et sa version anime. Bien sûr, je ne vous promets pas que vous allez aimer (parfois on a juste envie d’un bon Naruto bien bourrin pour ne pas se prendre la tête, et y’a aucun mal à ça). Mais je vous promets que vous sentirez en quoi c’est original et unique en son genre !

Moi, je suis toujours sous le charme (noooon sans blagues !). J’ai hâte de lire la suite. Et je vais de ce pas me remettre à l’anime.

Sur ce, bonne soirée à tous, en espérant que vous aurez apprécié ce pavé d’article !

PS : La série compte huit volumes. Donc c’est suffisamment court pour ne pas devenir barbant, et suffisamment long pour qu’on en profite à fond !

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Le cosplay, c’est quoi ?

Aujourd’hui, dans la catégorie japanim, je vais vous parler d’un mot qu’on n’a pas mal entendu à certaines périodes, mais de moins en moins employé, malheureusement. Il s’est longtemps répandu en parallèle du phénomène de la japanimation et du goût de l’asiatisme, qui a déjà touché la France de manière assez étendue.

  • Petit rappel

La France est le deuxième pays consommateur de mangas au monde, entre le Japon et les Etats-Unis. Et tout ce phénomène de goût pour ce qu’il convient d’appeler « japanimation » (mangas et animés d’origine japonaise, mais aussi, d’une manière plus large, toutes les activités qui s’y rapportent) découle d’un attrait de la population française pour le genre. Le premier public cible des animes (prononcer animé) et mangas en France ? La génération du Club Dorothée (années 90). C’est en constatant qu’il existait un public de jeunes attirés par les dessins animés comme Dragon Ball, Goldorak, Albator que le marché du manga a pu naître chez nous.

Voyez-vous, chers lecteurs, le truc, c’est qu’au Japon, le milieu du manga est extrêmement hétéroclite. On y trouve ces BD papier en noir et blanc, format poche, ainsi que les adaptations en dessins animés qui s’en sont inspirés ou qui les ont produit, mais cet ensemble est également lié au milieu des jeux vidéos au sens le plus large (soit jeux de console, en ligne,…) ainsi qu’à une tradition de plus longue date qu’on ne pourrait l’imaginer à première vue : celle du cosplay.

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  • Le sens du mot

Que nous donnent les dictionnaires en ligne sur la définition de ce terme ?

Que rajouter dans cette définition déjà bien complète…

J’ajouterais un autre mot : le cosplayer est celui qui porte le cosplay.

  • Le cosplayer et son environnement

Longtemps, le milieu des conventions (= rassemblement de passionnés de la japanimation et de cosplayers) en France a été le monopole d’une communauté restreinte de passionnés en cosplay qui se connaissaient tous. Si vous étiez un petit nouveau, vous ne mettiez pas non plus longtemps à vous intégrer à ce milieu, car chaque cosplayer est l’égal d’un autre cosplayer, et on ne juge pas les gens sur leur personnalité, mais sur les personnages qu’ils chosissent de représenter dans leurs costumes.

Aujourd’hui, l’expansion du phénomène a remplacé la convention par des salons de curiosités qui attirent un public de plus en plus large, de plus en plus hétéroclite et qui compte de moins en moins de cosplayers. La masse de population ignorante des codes de ses passions, de moins en moins intéressée et le fait que les salons ont peu à peu reclus les cosplayers dans des espaces de plus en plus petits avec de moins en moins d’équipement et de pub chassent aujourd’hui les cosplayers de leur milieu naturel… (et je ne parlerai pas du désastre de Paris Manga dans cet article, même si la critique me démange).

Je vais quand même nuancer. Je ne fais pas partie de ces puristes qui seraient d’avis de faire passer un examen d’entrée au public des conventions afin de s’assurer qu’ils font bien partie de la communauté. C’est très bon pour l’industrie du livre, du manga, du jeu vidéo et les jeunes créateurs d’avoir un public très large, et de ne pas forcément s’adresser toujours aux mêmes mordus. Je me contente simplement de regretter que certaines soi-disant « conventions » se transforment en marché aux puces à la chinoise au lieu de promouvoir une culture………. et je vais m’arrêter là pour la critique virulente. Par contre, à mon sens, la Japan Expo joue très bien le rôle de salon de curiosité qui promeut une culture. Alors soit « la Japan Expo c’est commercial » (et le prix d’entrée tient du vol, vraiment), mais enfin, évidemment que c’est commercial, c’est le plus grand salon d’Europe ! Et puis je trouve ça génial que des gens (passionnés ou curieux) se déplacent des quatre coins du monde pour rencontrer des auteurs, participer aux concours de cosplay, aux conférences et aux activités.

[ EDIT : cette année, pour l’édition 2014, l’entrée de la Japan Expo était de 25 euros le samedi. 25 euros, sans aucune possibilité pour les professionnels du livre et/ou de la culture d’obtenir un tarif réduit ou une accréditation. Ca m’a fait changer d’avis sur l’intégrité de la Japan Expo et sa vocation culturelle. Même si ça reste un évènement incontournable, ces dernières années, les tarifs d’entrée prennent au moins 5 euros par an et je n’ose même plus demander aux exposants le budget qu’ils doivent débloquer. Plus ça va, plus la Japan Expo se remplit les poches sur le dos des gens qui ont les moyens de s’offrir ce luxe (un budget exposant, c’est déjà un luxe en soi, mais alors un budget exposant Japan Expo, c’est juste exorbitant) en laissant de côté son rôle de promotion d’une culture. C’est comme ça que les organisateurs se sont retrouvés à battre le rappel des jeunes créateurs deux semaines avant l’ouverture à grands coups de tarif réduit : trop peu d’entre eux avait les moyens de se payer un stand, ergo : pas assez de créateurs pour l’espace qu’on avait prévu d’y consacrer.

C’est scandaleux qu’un salon aussi plébiscité se fasse ambassadeur d’une telle hypocrisie. Je sais bien que ce n’est pas nouveau, la Japan a toujours été un évènement cher et controversé, mais je crois que cette année, ça m’a particulièrement mise en colère. Comment est-ce qu’on peut prétendre à un prestige culturel quand on ne favorise même pas l’accès aux professionnels (ambassadeurs de la culture auprès des publics, donc potentiellement prescripteurs de l’évènement auprès de leurs lecteurs / élèves) ni aux jeunes créateurs alors qu’ils sont les premiers fondateurs des conventions ?? Et je ne parle même pas des petits éditeurs indépendants. ]

Les conventions de passionnés n’ont pas disparu, mais elles changent. Si vous traversez le parc de Bercy pendant Harajuku, vous aurez sans doute l’occasion de croiser des cosplayeurs qui posent au milieu du parc. Et puis, les communautés de cosplayers sont très actives sur Internet !

Il est tout de même vrai que certains salons ont de plus en plus de problèmes à organiser des activités face à un public qui est de moins en moins dans l’esprit de camaraderie de la convention… Et puis, on ne peut pas empêcher les fouteurs de merde de foutre la merde. C’est vraiment malheureux qu’une association qui fasse de l’excellent boulot d’organisation comme l’Epitanime se prenne des sanctions parce que les cosplayeurs oublient qu’il ne faut pas laisser ses affaires sans surveillance ou que le staff n’équivaut pas à une équipe de larbins à votre service…Chacun trouve sa solution : pas de pub, entrée réservée à une liste de personnes pré-inscrites, multiplication de la sécurité… Mais malheureusement ce n’est pas parce qu’on est membre de la communauté qu’on est irréprochable, et choisir son public au jugé serait tout simplement injuste et discriminatoire… Donc on fait comme  on peut pour tenter de limiter les dégâts.

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  • Le cosplayer est-il obligatoirement un geek ou une strip-teaseuse à moitié à poil ?

La réponse est NON.

Il est vrai que l’activité suppose un engouement pour une culture du jeu vidéo et du manga. Il est également (presque) vrai que le jury est sensible au « moins y’a de tissu, plus la note est haute ! »… Non ok, j’exagère. Le public, en tout cas, y est très sensible. Ne soyons pas hypocrite : une tenue sexy aura beaucoup plus de succès dans la convention qu’une tenue très habillée aussi impressionnante soit-elle.

Le cosplay est d’abord et avant tout une activité qui suppose la création. C’est une personne qui prend ses petites mains pour se glisser dans la peau d’un personnage. Tout les moyens sont autorisés ! Si certains cosplays sont démentiels, hypnotiques et majestueux, d’autres seront humbles. N’est pas cosplayer celui qui gagne le concours, mais celui prend l’identité d’un personnage de son choix (la tendance est forte aujourd’hui à devenir un personnage inventé).

Chaque cosplayer a sa façon de faire son costume, ses trucs pour les accessoires compliqués, sa façon de jouer, ses poses, … Ainsi, il peut exister des milliers de cosplays différents d’un même personnage, voire d’une même tenue : Misa Misa (Death Note), L (Death Note), Miku Hatsune (Vocaloid), Ciel (Kuroshitsuji)… Plus le personnage et le manga sont populaires, plus les cosplays seront nombreux. Et comme chaque cosplay est une création personnelle, tous les costumes sont différents.

Je crois que j’ai fait à peu près une bonne définition de la chose, même si je ne nie pas la subjectivité de mon point de vue. Des questions ?

PS : je n’ai pas osé mettre trop d’images pour des questions de droits… Mais voici une série de profils intéressants à consulter si vous voulez voir de magnifiques cosplays :

Angel Sanctuary

Me revoilà !

Seulement quelques jours entre deux articles… Ca vous étonne ? Hé ben en fait je suis tellement enfermée avec mes cours de sémiologie depuis une semaine qu’à défaut de bouger mes fesses pour sortir de chez moi, je prends l’air à ma façon sur Internet.

Un peu de liberté, un peu de liberté ! Non mais je vous rassure j’ai pris l’air aujourd’hui. J’ai ouvert ma fenêtre \o/

Hum, à part ça.

En ce moment je suis dans ma période « nostalgie des oeuvres passées », parce qu’on désespère toujours de trouver des choses à dire, alors qu’en fait il y a des moments où on a juste l’Inspiration (oui, la majuscule est volontaire). De ces moments où on retombe dans des instants qu’on croyait enfouis à jamais……… Oui, je m’égare, c’est la sémio, ça me détraque les neurones. Bref. Disons que je prends plaisir à redécouvrir des oeuvres et des auteurs que j’ai aimé il y a un certain temps. Par exemple, l’article précédent.

Et maintenant, je me rends compte que je viens de passer plusieurs jours à parler de couvertures de mangas pour mon devoir avec la ferveur d’une adepte, alors que je n’ai pas publié un seul article dans ma catégorie « mangas », toujours désespérément vide……. Il va falloir remédier à ça !

Mon premier article sur les mangas portera sur mon manga préféré, d’une auteure que j’adule, adore et idolâtre : j’ai nommé Angel Sanctuary de la brillantissime Kaori Yuki.

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La page de titre du premier tome fait peur hein ? Moi aussi elle m’a fait peur la première fois que je l’ai lu. J’étais en quatrième, et c’était mon premier manga.

Oh, un petit conseil : si vous débutez dans la lecture de mangas, SURTOUT, ne commencez pas par ça. Pourquoi ? Parce que c’est publié, comme la plupart des mangas, en lecture de droite à gauche, sauf qu’à la différence des autres, l’histoire est HYPER compliquée. Ouais, je sais de quoi je parle. J’ai dû m’y reprendre à trois fois avant de comprendre de quoi ça parlait, parce que je lisais les cases dans le mauvais sens par réflexe à l’époque. Donc si vous voulez comprendre du premier coup, ce n’est pas par ça qu’il faut commencer, c’est sûr ! (cela dit, même si vous êtes habitué, vous n’allez pas tout comprendre dès le début, c’est vraiment assez compliqué).

J’ai oublié de vous prévenir : l’histoire touche à des sujets assez moralement difficile à aborder, alors si vous êtes sensibles à ça… mieux vaut ne pas vous y essayer.

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Setsuna est un jeune lycéen pas tout à fait comme les autres. Non, il n’a pas de pouvoir surnaturel (enfin, il ne le sait pas encore), non ce n’est pas un extraterrestre (pas tout à fait). En fait, il vit seul avec son senpai Kira (son aîné en cours, un genre de parrain) depuis qu’il s’est fait jeter dehors par sa mère quand il était au collège : il lui rappelait trop son père…

Et puis Setsuna a toujours eu une attirance inexplicable et inexpliquée pour sa jeune soeur Sarah. Evidemment, il s’efforce de n’en rien laisser paraître… Ce qui n’est pas toujours évident.

Et un beau jour, comme de par hasard, son monde est chamboulé. Alors qu’un logiciel étrange, nommé Angel Sanctuary, circule parmi des élèves qu’on retrouve morts peu après, voilà qu’il est abordé par deux personnes, pour le moins singulières, qui lui déclarent qu’il est la réincarnation d’un ange… un ange féminin, comme si ça ne suffisait pas déjà.

C’est lorsque Ruri, une des meilleures amies de sa soeur et l’une de ses plus ferventes admiratrices, est victime d’un accident tragique que Setsuna se retrouve embarqué malgré lui dans des évènements qui le dépassent. Le voilà poursuivi par un frère ange et par deux « amis » qu’il n’a jamais rencontrés dans cette vie ; il est assailli par ses sentiments envers sa soeur et sa haine envers sa mère… Il ne manquerait plus que les gens qui l’entourent ne soient pas ceux qu’ils prétendent être non plus !

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Alors que dire. Ok, c’est bizarre, ces histoires d’inceste, d’anges et de réincarnations et de logiciel qui tue. Mais lisez le premier tome et vous allez tomber amoureux.

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Amoureux des personnages. Ils sont tellement nombreux qu’il y en a pour tous les goûts. Vous voulez du beau blond mystérieux, du beau brun ténébreux, de la belle brune à forte poitrine, du mec à lunettes délirant, du garçon trop adorable, de la garce, de la fille garçon manqué… Comme je l’ai dit : vous allez pouvoir trouver de tout. Votre âme soeur est forcément quelque part entre ces pages ! Tous les personnages sont complexes, extrêmement bien ficelés, et toujours prêts à vous surprendre. Aucun d’entre eux n’est manichéen, ils ont chacun leur part de bonté et de vice, de sagesse et de stupidité, de machiavélisme et de spontanéité. Mais quand vous commencez à vous attacher à un personnage, méfiez – vous : vous ne pouvez jamais être sûr qu’en fait, il est bien celui que vous croyez…. Ou même qu’il survivra aux vingt tomes.

Personnellement, j’ai quatre chouchous dans ce manga…

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(Dont lui d’ailleurs. Mais ce n’est pas lui que je préfère.)

Amoureux de l’histoire. C’est une histoire à tiroirs pleine de chassés-croisés, de rebondissements, et Kaori Yuki n’est jamais à court d’idées. Préparez-vous, vous allez partir du monde réel pour effectuer une longue descente aux enfers avant de remonter à toute allure vers le ciel à la recherche d’une âme perdue. Vous allez vite regretter que certains personnages n’apparaissent pas plus, d’ailleurs. Certains vous manqueront, et la disparition des autres vous soulagera…

Préparez-vous aussi à changer souvent de corps. Déjà que la narration peut s’effectuer par l’intermédiaire de différentes personnes, et bien, figurez-vous qu’en plus, il y a aussi des passages d’âmes d’un corps à l’autre…

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Amoureux des dessins. Parce que Kaori Yuki est une maîtresse du crayon autant que de la plume. Ses traits sont fins, ses personnages sont tellement beaux… Tous, même (et surtout) les méchants.

Cette femme est souvent qualifiée de maîtresse du shojo gothique. En l’occurence, Angel Sanctuary n’est pas vraiment un shojo, je trouve. Déjà parce que son schéma narratif de base est celui d’un shonen, même si les histoires de sentiments sont suffisamment importantes pour qu’on sache que c’est une femme qui tient la plume.

Pour revenir aux dessins, j’essaie d’en mettre le plus possible, mais c’est difficile d’en mettre beaucoup sans polluer l’article… J’aimerais beaucoup tous les mettre, et puis toutes les pages du manga, tant que j’y suis !

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Amoureux de son sens de l’humour. Oui, le sujet de l’histoire est grave, sensible et sérieux, mais certains passages sont désopilants. Surtout parce qu’ils arrivent aux moments où on s’y attend le moins d’ailleurs….

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Ceux d’entre vous qui me connaissent le mieux reconnaîtront ici l’une des sources de mes inspirations. Je confirme, sans honte aucune, que j’adore m’inspirer des personnages de cet auteur pour créer les miens. Ils ont tous leur part de force et de faiblesse, aussi est-ce plus intéressant à jouer/manipuler. 

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(Mes deux préférés !)

Bon j’espère que mon apologie du travail de Maître Yuki vous aura convaincu d’aller jeter un oeil aux mangas !

Bonne lecture 🙂

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PS : il existe un anime. Enfin, ce n’est pas vraiment une version anime du manga, ce sont cinq épisodes du tout début de l’histoire qui mettent l’histoire en place (ce qu’on appelle des OAV), qui donnent une idée de ce à quoi il faut s’attendre au niveau de l’histoire.

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PPS : Toutes les superbes images de cet article viennent d’un site très bien fait, extrêmement complet, vraiment excellent, un trésor de  trésors pour tous les fans  : Angel Sword. Si le manga vous intéresse, ou si vous aimez Kaori Yuki,ou si vous êtes fan d’A.S, je vous conseille vivement de vous y référer. Il est vraiment très complet, et l’administrateur a fait un travail de titan à construire tout ça. Je le suis depuis plusieurs années déjà (depuis la seconde en fait) et je suis toujours surprise par certaines rubriques que je découvre encore après tout ce temps. S’il vous plaît, prenez le temps d’aller jeter un oeil, ça vaut vraiment le coup !

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